Autos,  Portraits

Rencontre avec Mathilde Fleury pour Renault Megane

Mathilde Fleury, chef de produit motorisation au corporate du groupe Renault.

Lors de la présentation de la nouvelle Renault Megane IV Phase 2, où l’équipe d’AutomoBelle magazine était conviée, je rencontre Mathilde Fleury, chef de produit motorisation au corporate du groupe Renault.

Bonjour Mathilde, depuis combien de temps occupez-vous cette fonction ?

Dans cette fonction, ça va faire un peu plus d’un an, mais c’est ma sixième année chez Renault

Où étiez-vous avant ?

Je suis de formation ingénieur, ingénieur en environnement, et, avant, j’étais dans des entreprises dédiées à l’environnement telles que Veolia et Suez. Ensuite j’ai bifurqué dans l’automobile.

Pourquoi avez-vous choisi de rentrer dans le monde de l’automobile ?Ce qui m’intéressait, c’était de pouvoir travailler à terme sur des fonctions ayant vocation à résoudre les problèmes environnementaux. Dans ma fonction actuelle, je suis notamment en charge du lancement de nouvelles motorisations et principalement de l’électrification des gammes. On arrive, sur Mégane IV phase 2, avec une motorisation hybride rechargeable qui permet de réduire la consommation et les émissions de CO2. Donc pour moi, c’est tout à fait cohérent avec mon parcours d’ingénieur en environnement.

En fait, vous avez choisi l’automobile, justement parce qu’il y a beaucoup de choses à faire en matière d’environnement ?

Oui exactement, c’est la raison pour laquelle je suis rentrée chez Renault. Au départ c’était pour participer à la réflexion sur les problématiques liées aux nouvelles technologies permettant d’améliorer les aspects liés à l’environnement.

Comment êtes-vous rentrée chez Renault, avez-vous été recrutée par un chasseur de têtes, ou est-ce vous qui avait frappé à leur porte ?

J’ai frappé à la porte puisqu’il y avait des offres dans des Graduat program et j’ai intégré Renault dans ce cadre là, CE qui m’a permis de passer les étapes suivantes : d’abord une étape de réseau pendant deux ans à la direction régionale de Bordeaux, ensuite une étape à la direction commerciale France et Europe dans l’après-vente, et enfin (et c’est ce que je souhaitais en entrant chez Renault), un poste dans l’électrification des gammes.

Y- a t’il beaucoup de femmes chez Renault ?

En fait, je dirais que ça dépend des métiers. Moi, maintenant, j’occupe des fonctions de marketing, et c’est à peu près 50-50. Par contre, dans les domaines plus “réseau“, plus “commercial“, la femme est un peu moins représentée. Mais ça vient de plus en plus. Pour ma part, je suis très heureuse de faire ce que je fais.

Je crois que Renault recrute beaucoup de femmes à la fabrication…

Oui, je pense que Renault recrute de plus en plus de femme à tous les postes y compris à la fabrication. Je ne connais pas les chiffres, il me semble qu’au sein du groupe, les femmes représentent environ 25 % des effectifs.

Pensez-vous que le groupe recrute des femmes pour raisons de parité, ou parce qu’il pense que la femme apporte une réelle plus-value à la voiture ?

question de parité, mais aussi parce qu’elles sont là, qu’elles frappent aux portes, ce qu’elles n’osaient peut-être pas faire avant, puisqu’on en parle d’avantage, notamment grâce à des magazines comme le vôtre.

Justement, quand on sait que 80 % des femmes sont à l’origine de la décision de l’acte d’achat, ne pensez-vous pas que c’est une volonté de Renault de faire rentrer de plus en plus de femmes dès la conception même de l’automobile, de façon à s’adresser davantage à la femme ?

Je pense que oui, puisqu’il y a autant d’hommes que de femmes qui achètent une voiture, il faut pouvoir s’adresser aussi bien au client féminin qu’au client masculin et avoir une vision féminine dès la conception de nos véhicules. Ça me semble important de prendre ainsi en compte tous nos clients.

A votre poste, je suppose qu’il y a aussi des hommes, est-ce que vous voyez une différence dans la façon de réagir face à un problème?

Me concernant, j’ai été managée par des hommes et des femmes qui ont toujours été des gens très raisonnables et assez calmes, et je ne trouve pas qu’il y ait une grosse différence. Honnêtement, en tout cas dans mon expérience, je n’ai rien remarqué.

Que diriez-vous à une jeune fille qui veut rentrer dans le mode automobile aujourd’hui?

Qu’on les attend, qu’il y a de la place et que c’est très intéressant. Surtout qu’aujourd’hui, ce monde est un monde en changement, en mouvement, où il y a beaucoup de choses à faire, et la femme y a toute sa place

Quelle est votre vision de l’automobile dans le futur, justement avec l’environnement ?

Pour moi, le monde du futur automobile n’est pas un monde qui est juste dédié à l’acte d’achat, mais qui ouvrira davantage de services pour les jeunes et moins jeunes. Ce sera un monde automobile certainement plus électrifié. C’est un gros challenge finalement, que ce soit sur le plan international ou européen, que de réussir à respecter l’environnement dans le monde de l’automobile, et peut-être même aussi avec les modèles les plus sportifs, qui pourraient eux aussi s’adapter à cette évolution.

Si je vous dis aujourd’hui : “dessine-moi une voiture“, vous la rêveriez comment ?

Ma voiture, je la rêverais profilée pour prendre moins de place sur la route … et pourquoi pas volante ? Ca pourrait être sympa ça, volante et électrique !

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *