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Session French Ladies en Porsche

A l’occasion du Porsche Spring Meeting qui a lieu tous les ans le dernier week-end d’avril, sur le circuit du Castellet. Cette année une série réservée uniquement aux femmes était organisée pour la premier fois : LE “FRENCH LADIES“.

En arrivant ce matin là, il faisait déjà chaud à l’entrée du circuit, et la lumière était déjà presque trop blanche pour les photos. Mais à peine descendue de la voiture, que Phala, à l’origine de cet événement qui allait se révéler être très glamour et très festif, était venue nous accueillir, et s’empressait de nous présenter les “women porschiste“ déjà présentes. Phala attendait 19 équipages féminins pour cette première édition créée par la fédération des Clubs Porche de France. Le principe : 6 catégories, chaque voiture pouvant être inscrite (par le pilote) à plusieurs d’entre elles en fonction de son type.


AU MILIEU DE TOUTES ces voitures de toutes les couleurs, je ne tarde pas à croiser Hélène Chappuis, membre du Porsche club Pays de Loire et Bretagne et son Boxster Spyder jaune/vert, sa cinquième Porsche. “On ne peut plus rouler sur les routes, et il n’y a que sur circuit que la voiture peut
s’exprimer ! On se fait plaisir et on s’habitue à la voiture. Avant, je faisais de la moto, de l’enduro en KTM. La Porsche est un concept de voiture qui se rapproche le plus de la KTM. Quand on est dedans, on est en sécurit é, on a les sensations d’accélération, de freinage, de rapport de glisse…


Et sa couleur ? J’avais flashé sur cette couleur quand les hybrides sont sorties, c’était une couleur réservée au freins des hybrides. J’ai retrouvé une teinte de 1974 qui s’en rapproche, la Hellgruen. Je trouve qu’avec la forme et la vélocité de la voiture, ça lui va très bien“.

DANS LE COULOIR QUI mène à la salle de briefing, celui-ci est obligatoire pour les pilotes avant chaque départ de série, je croise une vingtaine de filles, en jean ou combinaison de pilote en trin de préparer une chorégraphie. “C’est pour le départ, on veut faire une surprise !“Je vais attendre avec impatience de voire la tête de tous ces messieurs et des spectateurs !


DANS LE HALL D’ACCUEIL, une superbe …. Se dévoile au public, au milieu de quelques étales de vêtements à effigie de la marque, des tableaux, des (très beaux) sacs à main, et cette fois, c’est Virginie Colas, que je croise dans sa combinaison, un peu pressée car elle doit partir sur une série, et dois
préparer sa voiture. Du haut de ses 30 ans, elle roule en Porsche depuis trois ans. “Mon conjoint m’a transmis sa passion du circuit, et m’aide pour les placements. Je prends des cours de pilotages de temps en temps. J’aime bien l’adrénaline que ça engendre“. Elle roule sur une Caïman GT 4. “C’est lui qui a choisi la voiture, et moi la couleur car j’ai toujours le dernier mot
sur le choix des voitures. Celle-ci a un très beau jaune, qui me plaît beaucoup. J’aime tout dans cette voiture, son côté rond, sa position très basse, son look, elle a une ligne très jolie“.Dans la vie, Virginie travaille dans la police scientifique, et fait de la recherche d’ADN.

APRÈS LE REPAS, LES FILLES commencent à s’agiter. Certaines vont enfiler une combinaison, d’autres vont vider les voitures pour les alléger, le speaker commence à chauffer le public, et monsieur Bibendum vient se promener au milieu des filles (celui-là, il est toujours là quand il faut!) : ça sent le départ imminent. Invitée à monter avec Nadège Ferey dans sa 914/6 de 1975, (modèle commercialisée aussi sous la marque Volkswagen) pour la série des French Ladies, elle me dit qu’elles est accro à la mécanique, qu’elle a fait plusieurs rallyes avec Patrick Chauvet, son conjoint et président du club Porsche Club Atlantique depuis 20 ans, et que sa préférée c’est la 356 qui a véritablement une carrosserie lumineuse qui enveloppe les roues. C’est une merveille ! Patrick lui a offert sa voiture, avec laquelle elle roule aujourd’hui, qu’il a faite repeinte en rose en cachette, et que c’était une vraie surprise pour elle ! Elle en rit encore !


L’AMBIANCE EST PLUTÔT BON enfant, et bientôt nous croisons Dominique Déborde, une femme qui semble plutôt active ! “Je suis la seule femme présidente d’un club de Porsche de France, de celui que j’ai co-fondais dans la région Centre. Ce sont les hommes qui voulaient que se soit une femme président. Etre président pour moi, c’est rassembler un maximum de Porschistes, en essayant de gommer les barrières d’âge et de sexe. Dans notre club nous avons 7 femmes sur 106 membres. Il y a 29 clubs dans la fédération, répartis en Région, et je pense que nous sommes le club le plus féminiser de France.

Pourquoi choisit-on de rouler en Porche? Toute petite, je voulais faire de la monoplace, et je voulais une Porsche. J’ai fais un peu de compétition, en monoplace, j’ai pris des départs, j’ai fait des courses. Je suis née avec ça dans le sang. Je roule sur une 911-197 2S. C’est ma 5ème Porsche, et je fais du circuit depuis deux ans.

Elle est directeur des services généraux dans l’immobilier, sa voiture est à son nom. “Les hommes avec lesquels j’ai vécu, avait du mal à prêter leur volant, donc il me fallait avoir ma voiture. Mais il m’est arrivé à deux reprises avec deux hommes différents de descendre de voiture parce que mon compagnon me faisait des remarques sur ma façon de conduire!


CA Y EST, LA SESSION VA commencer. Les filles rentrent dans leur voitures, en riant, en s’embrassant, les appareils photos crépitent de tous les côtés, Il y a de l’euphorie dans l’air. Assise à côté de Nadège, je la laisse savourer ce moment, car c’est bien de ça qu’il s’agit : un moment particulier. Les voitures s’élancent, passent devant les tribunes, et ça y et, elles peuvent lâcher les gaz. Je m’accroche. Bientôt Nadège se fait dépasser par d’autres voitures beaucoup plus puissantes et plus récentes que la
sienne. Elle commente ses manœuvres, m’explique comment on va chercher un virage, elle aime ça, elle le vit à fond. Elle rit. Se bat avec une des vitesses et fait du double débrayage pour l’aider à passer. Ça sent bon
la gomme chaude sur la piste. Et puis, c’est la fin du roulage, le commissaire de piste nous fait rentrer au paddock. Les filles sont heureuses, elles descendent des voitures et chacune raconte son expérience ? Evidemment, c’est chez les “bleues“ que les langues sont les plus dynamiques.


PHALA, PAR EXEMPLE, QUI  est à l ’origine de cette session French ladies.
Ses yeux brillent de joie. “Je me rends compte que je ne sais pas maîtriser ma voiture si bien que ça ! C’ est ma première expérience sur circuit, j’aurais aimé rouler à fond, à fond, à fond. Je réalise que finalement je ne connais pas du tout ma voiture, alors que lorsque je fais une randonnée touristique, dans les virages, je me dis que ma voiture me suit au doigt et à l’oeil, que c’est le prolongement de mes pieds, de mes mains. Mais sur le circuit, avec un instructeur, qui me dit, vas-y, vas-y, vas-y, tu freines uniquement à partir de 200, et quand je vois mon compteur qui monte au-delà de 200, je suis obligée de lever le pied, ou de freiner. C’est franchement dommage, car j’aimerais bien avoir l’impression de pouvoir contrôler ma voiture aussi bien sur un circuit que sur une route. Je pense qu’il va falloir que je fasse plusieurs tours pour pouvoir avoir le même plaisir de la conduire sur route ou sur circuit.

Là, à mon avis, tu es piquée ! C’est vraiment une super expérience. C’est la première fois que l’on fait une session Ladies au PSM (PorscheSprint Meeting). Je suis à l’initiative des mouvements “ladies“ au sein de la fédération, et j’essaie de pousser les filles à conduire les voitures de leurs époux. Elles sont toujours passagères. Je pense que si elles conduisent un jour une Porsche, elles seront aussi accro que moi.

Tu penses que c’est plutôt le mari qui a peur de prêter sa voiture, c’est la femme qui a peur de prendre le volant ? C’est plutôt la femme qui a peur ! Quand j’ai organisé les premières sorties entre filles, se sont les maris qui poussaient et aidaient leur femme à prendre le volant.

ET ENCORE UN PETIT TOUR. Les filles étaient tellement heureuses, qu’à la demande générale, on leur a ouvert le circuit une deuxième fois, en même temps qu’une autre série. Elles ont toutes remis les casques, Encore un petit tour, et s’en sont allées

By Laurence Mauléon – Bernier

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